Cheikh Al‑Karbalaï : la création des universités vise à investir dans les capacités humaines, et la remise des diplômes marque le passage des salles d’étude aux responsabilités professionnelles

Cheikh Abdel-Mahdi Al-Karbalaï, représentant de la référence religieuse suprême, a affirmé que le jour de la remise des diplômes n’est pas seulement un moment de joie, mais une transition des bancs de l’université vers les sphères de la responsabilité, et du rêve vers la réalité engagée. Ses propos ont été tenus lors de sa visite à l’Université Warith al‑Anbiya (as) et de sa rencontre avec les étudiants de dernière année de la faculté de médecine.

Il a expliqué que " la conception répandue considère la remise des diplômes comme la fin de longues années d’efforts, de persévérance et de nuits blanches, et le début de la célébration des fruits du succès. Mais notre vision est plus profonde et plus large : nous y voyons l’annonce de la pleine aptitude de l’étudiant à assumer la grande responsabilité de préserver la vie et la santé des gens. Le jour du diplôme n’est donc pas seulement une fête, mais un passage des salles d’étude aux espaces de responsabilité, du rêve à la réalité professionnelle".

Cheikh Al-Karbalaï a souligné que " le diplôme n’est pas un simple document accroché au mur, mais un pacte confié par Dieu et par la société au médecin. L’erreur après l’obtention du diplôme n’est plus comparable à celle commise durant les études, car elle peut avoir des répercussions directes sur la vie et la santé des personnes".

Il a ajouté que " la période d’études reposait sur une responsabilité partagée entre l’étudiant, sa famille, ses enseignants et les institutions éducatives. Mais après l’obtention du diplôme, la plus grande part de cette responsabilité incombe désormais au jeune médecin lui‑même, qui devient directement chargé de la vie, de la santé et de la capacité des gens à poursuivre leurs fonctions dans la société"

Le représentant de la référence religieuse suprême a rappelé que "le médecin est un messager de miséricorde pour l’humanité. Il n’est pas une machine de diagnostic et de traitement, mais une âme qui interagit avec une autre âme, un être humain qui fait face à une personne accablée par la douleur et la souffrance. Cela exige une écoute attentive, un apaisement constant et un comportement profondément humain".

Il a poursuivi en affirmant que " chaque patient est un dépôt confié au médecin : un dépôt divin, familial et social. Cela impose les plus hauts niveaux de vigilance, de précision et de discipline morale". Il a également souligné que " la mission du Saint sanctuaire de l’Imam Hussein dans la création de facultés de médecine et d’autres établissements n’est pas une entreprise commerciale, mais un investissement dans les capacités humaines. Les ressources financières sont consacrées au développement de l’université, à son expansion et à la mise à disposition des moyens scientifiques et pratiques nécessaires, au service des étudiants et de la société, afin de former un médecin engagé, humain et conscient de sa mission dans la vie".

Cheikh Al-Karbalaï a appelé à " renforcer les compétences en communication et le travail en équipe, et à ne pas croire que le succès peut être atteint individuellement. Le succès le plus élevé se réalise dans l’esprit de coopération, d’harmonie et de travail collectif".

Il a conclu en exprimant sa fierté envers "la première promotion de la faculté de médecine, fruit d’efforts considérables de l’université et de son administration. Ils sont les premiers ambassadeurs de cette institution importante, des ambassadeurs de miséricorde et de vie pour la société".