L'Islam au Ghana .. Une histoire glorieuse et un avenir brillant

Reportages

2017-02-12

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Avec le début du IXe siècle, la diffusion de l'Islam en Afrique de l'Ouest a commencé, et a été le résultat de l'activité des marchands musulmans dans le nord de l'Afrique.

Ensuite,  l'Islam est entré au Mali et au Songhaï, puis à  l'ancien Ghana à l'ouest du Soudan. Et l'Islam est réellement entré au Ghana moderne vers le XVe siècle.

Au début du XVIe siècle, le nombre de musulmans a considérablement augmenté, surtout dans le nord-est du pays, à travers l'afflux de commerçants musulmans dans cette région, tandis que la seconde vague était d'immigrants enfuis  des attaques djihadistes extrémistes dans le nord du Nigeria au début du XIXème siècle.

Au début de 1980, les musulmans des adeptes des Ahlul-Bayt ont eu un rôle de premier plan dans la propagation de l'Islam par l'arrivée de commerçants libanais et  la fondation des projets commerciaux  là-bas, où l'on estime qu'ils comptent environ un million de personnes.

Ceci est en plus de la doctrine malékite, qui est répandue dans plusieurs régions du pays. Cette propagation est due à l'adoption de la loi de la doctrine islamique malékite ; il y a aussi le soufisme, mais pas sur une grande échelle.

En dépit des tensions au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et au Nigeria à la mi-1970, mais les relations entre les religions sont restées fortes, en particulier parmi les communautés des musulmans et des chrétiens, car elles sont  gérées par l'autorité du Conseil des Députés musulmans.

Les rapports ghanéens officiels indiquent que la population musulmane est d'environ 16% des Ghanéens; certains doutent de la validité de ces chiffres, mais l'autorité compétente des statistiques confirme ces chiffres. Le reste de la population de l'Etat du Ghana est majoritairement chrétien.

 

Chiisme au Ghana

 

Il est connu que l'école chiite a reçu une large acceptation dans tous les coins du monde , car la nature de ses idées et son approche est claire et saine  pour chaque observateur; les adeptes des Ahlul-Bayt (as) au Ghana sont des jeunes cultivés qui se soucient des conditions des musulmans chiites dont le nombre à environ un million de personnes parmi la population du pays.

 

En 1984, l'école intellectuelle des Ahlul-Bayt (as) est entrée au Ghana grâce à un groupe de croyants, parmi lesquels le plus éminent était le regretté cheikh Abdul Salam Pansy, l'un des fondateurs de la doctrine chiite au Ghana et l'imam des chiites dans le pays et en Afrique occidentale ; il est l'un des étudiants diplômés de l'Institut d'études et recherches islamiques au Ghana .Il  a commencé à donner des conférences et des leçons dans les mosquées et les écoles affiliées aux autres doctrines islamiques ; il a réussi à convaincre beaucoup de Ghanéens sur la réalité de l'école intellectuelle des Ahlul-Bayt (as) et ses valeurs nobles qui sont loin de l'extrémisme et le fanatisme.

Deux ans plus tard, le mouvement du chiisme a augmenté grâce à l'ouverture d'autre Institut dans un lieu différent ,et ensuite des autres écoles et instituts  ont  apparu, comme l'Institut des Ahlul-Bayt dans le nord, l'est , et aussi dans l'ouest de la partie sud du pays. Aujourd'hui, les musulmans chiites ont plus de vingt écoles dans le pays, et de nombreuses mosquées y compris la Mosquée du prophète Mohammed qui a été construit il y a 20 ans et considérée le centre de tous les musulmans chiites dans le pays.

Quant à l'Université Islamique, qui a été construite au Ghana , a été à l'initiative de son éminence cheikh Pansy, dont les étudiants sont de différentes sectes de l'Islam, ainsi que les  adeptes des autres religions.

Les musulmans chiites jouissent d'une pleine liberté et ont un statut élevé et prestigieux au Ghana, à travers leurs activités pacifiques, culturelles et éducatives, et leurs bonnes relations avec la plupart des autres doctrines religieuses, et donc l'école des Ahlul-Bayt (as) devient l'école de vénération et de respect par le gouvernement ghanéen et même par certains hauts fonctionnaires qui visitent les Instituts des musulmans chiites et quelques autres centres.

 

Les institutions et les centres culturels

 

Il y a de grands monuments mis en place dans le but de faire revivre les rites des Ahlul-Bayt (as) ; la Mosquée du prophète Mohammed dans la capitale Accra est un de ces monuments qui permettent de préserver la consolidation des relations entre les sectes islamiques. Certains observateurs africains voient que de tels monuments et institutions sont positifs pour le pays, car ils favorisent un esprit de coopération et d'intimité.

Il y a beaucoup d'institutions religieuses et culturelles et des associations dont les diverses activités harmonieuses ayant des objectifs éthiques et scientifiques, parmi lesquelles:

 

1Institut chiite des Ahlul-Bayt (as) à Tamale: Cette institution a joué un rôle actif à faire connaître les enseignements charitables de la charia islamique aux  musulmans, et les préparer pour la diffusion de la morale des Ahlul-Bayt (as)  dans la société ghanéenne.

 

2 - L'école des Ahlul-Bayt (as): c'est la première école affiliée aux musulmans chiites dans ce pays, construite par le gouvernement iranien et placée sous la supervision du regretté Cheikh Abdul Salam Pansy.

3 - Mosquée des Ahlul-Bayt (as) à Techiman.

4 - La mosquée  Bawku, la mosquée Amante et  la  mosquée Yaranga à Tamale.

5 - Ecole de l'Imam Mahdi (as) à Gomwa.

6 - Ecole de (Hawza ilmiya) à Accra.

7 - Ecole de l'Imam Sadeq (as)  à Kaswa .

8 – Le mouvement de la société ja'afarite à Accra.

9 - Conseil suprême pour l'appel islamique et les recherches.

 10 - Fédération des étudiants musulmans.

11 – Ecole islamique de Fatima al-Zahra (as) pour étudiantes.

12 - L'Université islamique.

 

Ces associations,  institutions et  écoles sont gérées par des personnalités religieuses ayant des positions sociales et nationales remarquables dans la société ghanéenne. Parmi les plus importantes de ces personnalités:

1 - Cheikh Esa Nuhu Bandago (le successeur du regretté Cheikh Abdul Salam Pansy).

2 - Cheikh Sulayman Bandago.

 

3 - Cheikh Moussa Idris. 

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