MUSULMANS ET NON-MUSULMANS PEUVENT-ILS VIVRE ENSEMBLE?

Etudes et recherches

2016-09-25

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La liberté

 

« L’homme libre est celui qui est capable de se surpasser et celui qui peut réaliser ses ambitions » l’Imam ALI (as) « Il faut que l’homme soit libre dans sa pensée, dans sa façon de mettre en évidence et dans son jugement. Car en cela réside l’assurance du maintien de la Révolution islamique et de sa marche dans la voie juste. » Disait le grand savant Shahid Motahari grand partisan de la liberté de pensée.

 La liberté est définie comme l’état dans lequel un sujet peut agir sans contrainte ni obstacle, et qui lui permet de déterminer en toute autonomie les fins de son action ainsi que les moyens d’y parvenir. « Être libre, c'est faire ce que je veux » : telle est notre définition courante de la liberté.

Je ne serais donc pas libre lorsqu'on contraint ma volonté par des règles, des ordres et des lois. Être libre serait alors la condition naturelle de l'homme, et la société la marque de son esclavage. Pourtant, cette opinion ne semble pas tenable. Or si nous l’admettons, la société deviendra invivable ; le Saint Coran dit : « Si Allah n’avait pas repoussé les gens les uns par les autres, la terre aurait été corrompue » (2 :251). Toutefois, même dans les démocraties occidentales, la liberté a des limites. Certaines personnes ayant des intentions malhonnêtes tentent parfois de provoquer les adeptes d’autres religions afin de créer des conflits confessionnels tout ceci au nom de la liberté.

La liberté d’un individu a donc des limites : la liberté des autres. Mais ces limites ne doivent pas être posées n’importe comment: l’islam dit qu’elles ne peuvent être « fixées que par la loi ». Les lois divines, sans lesquelles règnerait l’anarchie, le non respect de la dignité humaine, sont nécessaires pour garantir la liberté. C’est exactement ce qu’exprime, vingt-cinq ans avant la Révolution française, le philosophe Jean-Jacques Rousseau: « Il n’y a point de liberté sans lois, ni où quelqu’un est au-dessus des lois. » Alors l’islam dit que l’homme est un agent libre, mais cette liberté lui a été conférée par Allah. Aucune école de pensée n’affirme que ce soit l’homme lui-même qui s’est donné la liberté. Elles s’accordent toutes pour admettre que la liberté lui a été donnée et imposée de l’extérieur. Si tel est le cas, pourquoi ne devrions-nous pas admettre qu’elle lui a été accordée par Allah et qu’elle est un don divin ? « Nous avons proposé le dépôt aux cieux, à la terre et aux montagnes, ils déclinèrent de s’en chargé…mais l’homme s’en est chargé…» (Saint Coran 33 :72) Pour mieux cerné ce qu’est la liberté, il faut l’associer au «devoir », car Dieu a créé l’homme libre et lui a assujetti des devoirs afin qu’il puisse atteindre la cime de la perfection et du salut éternel.

En quoi ce devoir consiste ?

Mon devoir, c'est de faire ce que la loi morale commande avant de chercher à satisfaire mes désirs et mes intérêts. Le devoir n'a donc rien de plaisant ou d'agréable ; plus même, si je fais mon devoir parce que j'y prends du plaisir, mon action ne sera pas véritablement morale (car c'est par plaisir que j'aurai agi, et non par devoir). Ainsi, si je dis la vérité, mais que je le fais par intérêt, mon action sera certes conforme au devoir, mais pas faite par devoir : elle n'aura aucune valeur morale. Mais alors, qu'est-ce que m'ordonne de suivre ma raison ? Pour que mon action soit morale, il faut que la maxime de mon action (son intention) puisse être universalisée sans contradiction. Puis-je vouloir un monde où tous mentiraient tout le temps sans contradiction ? Si la réponse est négative, c'est que mentir n'est pas un acte moral. C'est précisément parce que je suis un être libre, toujours tenté de faire passer ses intérêts et ses désirs avant mon devoir, que ce dernier prend pour moi la forme d'un impératif catégorique: ce que la raison exige, c'est que j'agisse par devoir, c'est-à-dire par pur respect pour le commandement moral, sans aucune considération de mes intérêts.

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